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[Guerilla poubelle et les Betteraves]
etre une femme

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1 etre une femme
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Del nuovo i ribelli

Del nuovo i ribelli

Courrier d'un Français de retour de Grèce.

20 12 2008

« Brûlé de plus de feux que je n'en allumais. »
Jean Racine, Andromaque


Ne rien avoir rapporté.
Sinon la joie.

Ne rien avoir emporté non plus, à l'heure de monter dans l'avion, lois d'exceptions permanentes, mesures anti-terroristes, quand un livre devient une pièce à charge et le numéro de téléphone d'un ami étranger la preuve d'un complot international.

Ne pas avoir pris de notes, pendant ces quatre jours, des fois que... Ne rien avoir rapporté, sinon ces souvenirs aussi brumeux que les lacrymos faisant pleurer Athènes.

Ces nuits où la Grèce n'aura jamais été aussi belle du deuil et de la rage, de la fureur et du mystère, du silence et des flammes.

Athènes dont le plus beau marbre est celui jeté à la gueule des porcs assassins d'un gamin de quinze ans, d'un avocat véreux, d'un Etat qui vacille. Athènes où les applaudissements éclatent en même temps que les vitrines. Athènes qui brûle pour Alexis et s'en fait une joie.

Les heures égrènent les vingt gosses de treize ans aux couleurs du PAO, de l'Olympiakos et de l'AEK attaquant ensemble une prison, la grève de l'Acropole, les bouteilles vides qui attendent, les camarades italiens devant Polytechnique, les trottoirs défoncés à coups de barre à mine, les carcasses des bagnoles cramées une troisième fois pour une énième barricade, les motos qui tournent sans fin pour chouffer les keufs, les hélicos qui tournent sans fin pour surveiller la ville, le rire des amis, l'odeur des lacrymos, les discussions sans fin dans la douceur des orangers.

Et puis nos doutes, aussi, de pauvres petits Français peu rompus à une telle guerre de rue. Blanqui a sans doute plus essaimé à Athènes qu'à Paris. Quoi que, par certaines nuits d'un novembre 2005...

Tends-moi ton Molotov, camarade, saurai-je m'en servir, ne tremblerai-je pas, et ces Français que je ne connais pas qui sont à nos côtés, tends-moi ton bras et ta confiance, tends-moi ta force, je ne ferai rien ce soir, tends-moi ta joue que je m'excuse et je t'embrasse, camarade et ami.

La vie, la mort, tout ça, l'insupportable combien de gosses tués sous les balles d'un flic pour combien de flics tués. L'addition, s'il vous plaît.

La première manif, sac encore sur le dos, et des slogans comme un ch½ur de l'époque où ça inventait le théâtre et le monde. Ça monte des tripes, violent, décidé, le ch½ur chasse les quelques keufs qui osent se pointer sur le parcours. Les pierres volent déjà, la ville est à nous, nous sommes au monde, plus de théâtre.

Retrouver son chemin, lampadaires dépavés et trottoirs éteints, quelques verres de blanc pour la route, les poubelles crament aux carrefours, des cris au loin, les gaz, le feu. Ce vieux qui demande ce qu'on en pense en France ; à Paris... Lui, comme tout le monde il est d'accord pour que les banques soient attaquées, pillées. Rendues au néant.

Une fac occupée et retrouver les amis, comme une évidence. Etre là, simplement, parce qu'il le faut, parce qu'ils l'auraient fait dans l'autre sens, ou, à tout le moins, ils auraient brûlé un consulat si ça avait pété un peu chez nous. Pour la forme.

N'avoir rien à apporter, sinon notre joie d'être là, au milieu d'eux, au milieu de cet autre Alexis de quinze ans qui parle pour la millième fois de la mort de son pote, qui est devenu un symbole malgré lui, que tout ça dépasse bien au-delà des mots, il n'y a plus de mots d'ailleurs ; juste une ville qui vit d'embrassades, de retrouvailles et de banques qui flambent.

Une AG de 300 personnes où la parole circule, fluide et pure, où le langage signifie vraiment le monde et une forme de réel ; ça devait être comme ça, il y a plus de deux mille ans quand ils inventèrent le monde. Atavisme. Tradition. Ou héritage. Et quand bien même ils s'en défendent.

Le lendemain, manif à 13 heures. Les pierres pleuvent dès midi. Des gosses de treize ans chassent les keufs. L'impression de mourir et d'avoir à gerber ses poumons sous les lacrymos. De l'incapacitant que les masques à gaz peinent à filtrer. Coude à coude. Bras à bras. Dans le rudoiement des gaz, les pierres redoublent.

J'apprends plus tard que la manif était soft, pas de cocktails de sortie car il fallait laisser aux étudiants le choix des armes. Ceux-ci avaient juste choisi les pierres, afin que tout le monde puisse participer, le plus naturellement du monde.

Passage par Polytechnique, rumeurs et fausses alertes. Les cagoulés chargés de Molotov veillent à la porte, la lune monte entre les colonnes grecques d'un bâtiment, un feu crépite. C'est la guerre, mondiale, civile et locale, la tension maintient en éveil. La guerre pour la seule cause qui vaille. C'est l'épreuve.

Nouvelle AG à la fac. Toujours autant de monde. Attaque-t-on ce soir ou demain. Ce sera demain. Dormir un peu, voir les amis. Parler. Refaire encore une fois ce monde que nous sommes en train de créer.

Le samedi, une semaine depuis qu'Alexis a été assassiné. Une AG où la parole se tend, les objectifs se précisent et les groupes se forment. Regards, coordination, l'organisation trouve ici son aboutissement. Un minimum de risques pour un maximum de dégâts. Les poings se serrent, tapent sur l'épaule.

Embrassades.
Capuches.

Cent cinquante à bouger, autant à protéger.

Cagoules, gants, écharpes, masses, pavés, cocktails.

Sous chaque masque noir, il y avait un sourire, dans chaque pierre lancée, de la joie, dans chaque corps révolté, il y avait du désir.

Tends-moi ton Molotov, camarade, ce soir je ne fais rien et je t'embrasse. Je suis auprès de toi.

Athènes brûle et s'en fait une joie.

Plus tard, dans Exarchia, la fumée sans qu'on sache s'il s'agit des lacrymos ou des banques qui crament. Encore une nuit. Encore des feux et des pierres, des matraquages et des gaz, une ville qui n'en finit pas de se rencontrer à chaque carrefour, de virer les journalistes, de se trouver dans ces gens qui parlent de l'innommable et de la joie. Les keufs morflent sévère.

C'est la guerre civile du monde qui nous attend.

C'est le dernier soir ; celui où l'on sait qu'on est déjà parti. La nuit de flammes et de fureur, les copains n'en finissent pas de charger, demain l'avion, le contrôle de police à la frontière, le dernier café sous les orangers, la dernière pierre lancée, les derniers doutes, cette ville où l'on laisse plus qu'une part de son âme, l'Acropole est toujours en grève, la ville brûle, Alexis est mort et les amis sont là.

Il est si juste que la ville qui a inventé la démocratie en soit aussi le tombeau.

Et puis ces derniers mots, écrits quelque part dans la nuit brûlante :
« Paris sous les bombes,
Athènes sous nos feux. »

# Posté le jeudi 18 décembre 2008 17:15

Modifié le dimanche 28 décembre 2008 13:07

Et côté connerie, ça donne quoi?

Et côté connerie, ça donne quoi?







Killeur2Koiffeur ou comment se faire détruire en 50 commentaires
Si vous voulez continuer à jouez allez- y, nous on s'est expliqués (par derrière et vous m'aurez tous compris) et en c'qui m'concerne l'article d'avant est plus valable. Malentendu quoi, on s'est tous les deux pris pour des cons.
Mais continuez à developper votre expression et à vous défouler sur lui, s'il passe par là il rigolera bien ;)







j'attends vos reactions sur la photo qu'on s'marre une fois d'plus :D

# Posté le jeudi 19 juin 2008 12:08

Modifié le jeudi 19 juin 2008 12:20

Reponse au jeune homme en crise existencielle



killeur2koifeur, Posté le dimanche 27 avril 2008 02:07

hé face de bite c toi kia rien compri o punk deja skyrock beurk trou du cul guerilla poubelle né pa devénu commercial par contreton blog de merde é plein de pub é de saloperie alor pren un otre truk kune société ki ésaye denbobiné lé jeune ds une culture commercial (sky) c tt ske javé a dir va tfér enculé de tte facon je supoze ke t pa aC fran pr affiché se commentaire jtemmerde toi é tt lé gen ki croiven ki zon compri kélke choze o punk rock fuck lé fan é tt lé culte de merde sur lé grpe bien


C'est vraiment pas dans mes habitudes de m'occuper des p'tits cons de ton genre, mais là tu m'colles une etiquette de merde, tu m'insultes et en plus tu t'ridiculises. J'avais 14 ans quand j'ai créé ce blog pour passer l'temps et mes connaissances musicales et culturelles ont vachement evolué depuis, mais j'supprime pas c'blog parce que j'respecte ceux qui ecoutent ce genre de musique (même si ça les colle ds la mauvaise voie, ils ont le droit d'aimer).Et c'est bien joli de proner des idées, de faire des lecons de morale et de parler de musique commerciale quand on est pas foutu de les appliquer à soi-même. En ce qui concerne le punk, si t'y avais comprit quelquechose, tu saurais que le punk a rendu l'âme y'a déjà quelques années et que rares sont les personnes qui ont gardé l'esprit de 77 et que les groupes d'aujourd'hui ne font que rechauffer les idées déja developpées par les createurs.Facile de parler derriere un clavier sans agir, si t'as des alternatives a proposer a tout ça , on n'attends plus que toi et ton action pour changer les mentalités et la société actuelle.
J'te juge pas, mais t'as l'air d'être le genre de rebelle qui laisse des commentaires ici et que j'prend un pied fou a lire et perdre du temps a dechiffrer les illettrés ça m'fait bander.
Sinon le respect des nanas tu connais? xD J'te chie a la gueule p'tit con en espérant que tu repasses par là :D

# Posté le dimanche 27 avril 2008 12:59

Modifié le mardi 13 mai 2008 13:50

.

.
Exprimez-vous les rebelles !

# Posté le jeudi 24 avril 2008 17:44

Modifié le vendredi 25 avril 2008 11:14

MP3 : beaucoup de bruit pour presque rien / suicide festif (2002)

beaucoup de bruit pour presque rien / suicide festif (2002)

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  • Titre : suicide festif
  • Album : beaucoup de bruit pour presque rien
  • Année : 2002

Paroles :

Je veu meuh fèr' explozé la têt'
Je veu alé ou lé mort fon la fêt'
Je veu me pendr' du hau du plafon
Je veu me fèr' pété lé boulon !

je veu m'renplir 2 médikament
repindre les mur D giklé 2 mon sang
je veu me nouayé dan ma sale 2 bin
et meuh tayadé les veine des 2 mains

VIVA LA MUERTE ! !

" suicide collectif ! suicide festif ! "

et kan jmeu r'trouv'rai enfin au cimetiere
yaura des clown et des dromadaire
tou les enfant heureu feron une belle ronde
et les zamoureux sembrasserons sur ma tombe

ma grand mere bouffera de la barbapapa
et on écoutera le skeud de la raïa
mister beck nous joura un pti air de dodro
yaura de'la biere et du kalimutxo

VIVA LA MUERTE ! !

" suicide collectif ! suicide festif ! "

redresse ta crete ! t'arrache pas la tete !
ravale ton cake et skank sur wake'n bake
pinith et ludo s'enchaine au kazoo
c'est pas tré bo, mais putain on s'en fou!!!!!!!!

# Posté le lundi 14 janvier 2008 15:52

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 13:31